1.  Sentier de la Taillette

2.  Ravel

3.  Ancienne gare de Wasmes

4.  Rue de la Grosse Tiette

5.  Sentier des douaires

 6.  Ruelle de la Papeterie

Très belle vue sur la vallée du Rieu du Cœur :

-          à droite : l’église Saint-Michel et un splendide marronnier.

-          à gauche : le terril de la Boule, en cours de reboisement naturel. Il faisait partie  de la S.A. du Charbonnage du Couchant de Mons (puits n° 4, fermé en 1923).

7.  Rue de la Tannerie

Au 14, chez Monsieur et Madame Vandeputte : un magnifique hêtre pourpre plus que centenaire.

Un peu plus loin, sous le pont de la route Provinciale, passe le « Rieu du Cœur », ruisseau complètement couvert qui va se jeter dans la Haine à Quaregnon.

8.  Rue des Bonniers

Bonnier : ancienne mesure agraire valant de 64 à 148 ares. Mesure remplacée actuellement par l’are (=100 M²) et l’hectare (=100 ares).

9.  Ruelle Widgies

Pour ceux qui le souhaiteraient, à l’intersection de la rue du Tilleul et de la rue du Dragon, se trouve, face à vous, la ruelle Widgies, qui, si vous l’empruntez, vous offre un beau point de vue.

Widjies : nom patois (borain) pour désigner le village d’Eugies (du borain widjer : sortir, Eugies se situant à la lisière du bois de Colfontaine).

10.  Rue du Dragon

Le dragon est un élément important du folklore local.  En effet, le mardi de la Pêntecôte, on célèbre les exploits de Gilles de Chin terrassant le dragon afin de sauver la pucelle d’une fin tragique. Gilles de Chin, fils de Gauthier (ou Gontier) naquit à l’aube du XIIème siècle à Antoing.  Vaillant chevalier, il se distingua souvent par ses faits d’armes, notamment par un combat au corps à corps avec un lion lors des Croisades, qui lui valut de gagner le titre de nouveau gouverneur du Royaume de Syrie des mains de Godefroi de Bouillon. Gislebert,  un contemporain de Gilles de Chin, disait de lui : « le plus loyal dans les armes parmi tous les chevaliers vivant en ce siècle ».  Il mourut en guerre en 1137.

11. Rue des Groseilliers – Fond de vallée de l’Elwasmes

L’Elwasmes vient des Hauts-Pays en passant par Petit - Dour.

12. Sentier du grisou

13. Rue du Pachy – terril du Pachy

14. Belle vue sur le terril de Marcasse

« Marcasse » vient simplement du mot « marcassin », petit du sanglier.  Marcasse était un charbonnage à la réputation terrible : de nombreux mineurs y sont morts de coup de grisou, de gaz et d’éboulement.

Il y a peu de temps, j’ai fait une excursion intéressante : j’ai passé six heures au fond d’une mine.  Dans une des plus anciennes et des plus dangereuses des environs qu’on nomme Marcasse. 

Elle jouit d’une très mauvaise renommée parce que de nombreux mineurs y ont trouvé la mort, soit à la descente, soit à la remontée, soit par suite de l’air méphitique, des coups de grisou, de l’eau souterraine ou de l’effondrement d’anciennes galeries, etc..  C’est un lieu lugubre, à première vue, tout dans ces parages semble sinistre et funèbre.

La plupart des ouvriers sont maigres et pâles de fièvre ; ils ont l’air fatigué, épuisé ; ils sont tannés et
vieillis avant l’âge ; en règle générale, leurs femmes sont, elles aussi, blêmes et fanées…  J’essaierai tantôt d’en faire un croquis, afin que tu puisses avoir une idée.. » 

                                                                      Lettre de Vincent Van Gogh à son frère Théo - 1879

La dernière catastrophe date de 1953 et a entraîné la mort de plus de 20 mineurs.  Le Roi Baudouin vint à cette occasion saluer les familles des victimes.  Le charbonnage fut fermé peu après.  On tourna sur le terril des séquences du film « Van Gogh », avec l’acteur Kirk Douglas.

On constate une colonisation végétale spontanée et le développement d’une boulaie (bouleaux), progressivement envahie par des érables, chênes et frênes.

15. Plaque commémorative sur Marcasse

En souvenir de la catastrophe de 1953 (cfr. point 14).

16. Grand Buisson

Ce terril appartenait à la S.A. des Mines de Houille du Grand Buisson, il fut fermé en 1930 et est actuellement exploité pour ses schistes rouges par les Etablissements Laurent.

17. Ravel  et terril n° 6

Le Ravel : cfr. point 2.
Le terril n° 6 appartenait à la S.A. de Charbonnage d’Hornu-Wasmes. Il fut fermé en 1948. Il fut partiellement reboisé dans sa partie inférieure dans les années 50. On peut aujourd’hui observer des érables, des ormes, des chênes et une boulaie sur le versant nord. Van Gogh y a travaillé.

18. Chaussée de la Court

En haut de la chaussée, on peut apercevoir La Court de Wasmes

En borain, « El Cens’del Court » à Wasmes.

Cet important bâtiment et les terres environnantes étaient au Moyen - Age la propriété de l’Abbaye de Saint-Ghislain.  Il comprenait un corps d’habitation important, des dépendances de ferme (Court, venant de Courtil, signifie ferme) et un immense pigeonnier dans la tour au-dessus du porche.
A l’époque française, le général Dumouriez y fait étape durant la bataille de Jemappes.
Anecdote : il donne sa pipe au bourgmestre Derbaix qui y habite.
En 1900, les bâtiments appartenaient aux charbonnages du Couchant de Mons.
Dans les années 80, le bâtiment fut restauré par l’architecte Henri Guchez.