terril

 "Une vue du terril de Marcasse"

Terril du Grand Bouillon

Tire aussi son nom d'une veine de charbon qui traverse Quaregnon, Pâturages et Wasmes et était déjà connue à la fin du 16e siècle. Cette veine, comme beaucoup d'autres, dépendait soit de la juridiction du Chapitre de Sainte-Waudru soit de celle de la seigneurie de l'Abbaye de Saint-Ghislain.
Ce sont d'abord des bandes de maîtres charbonniers locaux qui exploiteront cette veine, cédant peu à peu la place à des Compagnies par actions mieux structurées.
La Société du Grand Bouillon est officiellement créée en 1788 par une association de 5 personnes dont 4 étaient originaires de Saint Quentin. Vers 1809, Grand Bouillon absorbe la concession immédiatement contiguë exploitée par la Société de Roinge qui avait arrêté ses activités depuis 1797-1798 et ne donnait plus signe de vie depuis l'an XI (1802-1803).
En 1816, De Gorge rachète le Grand Bouillon qui sous son impulsion, reprendra vie vers 1820 et entrera dans une nouvelle période active, au moins jusqu'en 1840.
Par après, ses activités déclinent et la Société du Grand Hornu le cèdera en octobre 1873 à la S.A. des Charbonnages du Bois de Colfontaine Wasmes.
Il passera ensuite dans les mains de la Société anonyme des Charbonnages du Borinage central.
Le Grand Bouillon fermera en 1921.
Site du terril du Grand Bouillon d'En Haut, le terril du Grand Bouillon d'En Haut possède un cône noirâtre caractéristique, un sommet en partie boisé et une végétation rase typique. Il appartenait à la S.A. des Charbonnages du Borinage Central et fut fermé en 1925.

 

Terril du Pachy

Le mot Pachy, pachi ou pâchi, signifierait prairie, pâturages.
Nom d'un charbonnage de la Société de Bonne-Espérance, qui était aussi l'un des plus vieux de Wasmes. Il s'agit du Puits n°8 dit Bonne-Espérance ou du 8 de l'Escouffiaux ou encore du 8 du Pachy.
Des bâtiments fermés de 1930, il ne subsistait plus en 1979 que quelques éléments de la lampisterie.
Des wagonnets venant du charbonnage franchissaient le pont au-dessus de la Rue de la Joncquière (actuelle Rue Clémenceau). Ils transportaient le charbon au triage qui se trouvait plus haut au pied du terril, là où en 1979, se trouvaient les installations d'un centre équestre.
En 1892, la chute d'une cage tue 17 mineurs.
Un coup de grisou le 22 mars 1861 fait 21 morts et blessés.
Ce charbonnage de Bonne -Espérance sera fermé en 1930.
Explications paysagères lors de l'escalade du terril :
- le Terril du Pachy nous offre l'une des plus belles vues sur les quatre points cardinaux de la commune (clochers de paroisses avoisinantes, vallées...)
- on peut également distinguer la Vallée du Rieu Delwasmes, les installations de Bonne-Espérance et la Brasserie centrale.

Terril : autre mot pour tertre Pachy : (ou pachi ou encore pâchi) : prairie, pré

Ce terril a été le premier terril de Colfontaine à être reboisé.
L'escalade du terril nous offre l'une des plus belle vue sur les quatre points cardinaux de la commune (clochers des paroisses avoisinantes, vallées,...). Dans les années 50, le terril accueillait un motocross bien connu dans la région de Mons.

 

Terril du 6

Superficie : 6,34 Ha Volume : 1.640.000 m3 Hauteur du terril : 66 m
Altitude au sommet : 116 m
Ce terril qui appartenait à la S.A. du Charbonnage d'Hornu-Wasmes fut fermé en 1948.
Partiellement reboisé dans sa partie inférieure dès la deuxième partie du XXème siècle, ce terril agréable a vu son accès aménagé par l'IDEA.
On peut y observer de nombreuses essences d'arbres, de nombreuses espèces d'oiseaux et des plantes et herbes diverses : il s'agit vraiment d'un poumon essentiel au cœur de l'agglomération !
Il est traversé par le circuit n°2 du GR 412 - Terrils et ruelles de Colfontaine (14,2 km).

 

Terril du 18

Il s'agit du puits n°3 dit aussi "18 du Grand Buisson", ou en patois Bouchon, en référence aux terres buissonneuses qui abondaient dans ce quartier en 1784.
On sait peu de choses, sinon qu'un coup de grisou violent et mortel y eut lieu en 1901 et que le puits fut fermé en 1930.

 

Voie de Wasmes

Cette voie permettait de charrier le charbon des charbonnages d'Hornu jusqu'à la gare de Petit-Wasmes d'où il était acheminé vers des centres de tri plus importants.

Etant donné l'usage très répandu qu'on en fait, le vocable "voie" serait, pour ainsi dire, de la même famille, sur le plan de sa signification, que "rue", "artère", "route", etc.
Ce terme désignerait avant tout "l'espace du domaine public destiné à la circulation".

 

Terril du 7 ou du 8 d'Hornu

Ce terril, un des plus importants du Borinage, fut exploité pour son taux de matières récupérables en résidus de houille, susceptibles d'être brûlés par les centrales.
Un chantier est ouvert en mars 1984 par la firme Ryan-Europe qui opère sur le site du terril: 900.000 tonnes de fines de houille sont récupérées en six ou sept années.
Les matières des vieux terrils sont triées : le "bon" charbon est stocké en tas à quelques centaines de mètres de la ligne à voie unique Mons-Pâturages-Saint-Ghislain. Le charbon est confié à une bande transporteuse aboutissant à une superstructure métallique équipée d'une ouverture avec trémie de chargement. Les trains complets de résidus de houille partent journellement pour la centrale de Ruien.

 

Le RAVeL

Ce RAVeL, qui emprunte une voie de chemin de fer désaffectée, a été inauguré en octobre 1995.
Le but du Réseau Autonome de Voies Lentes est de réaliser un réseau d'itinéraires réservés aux piétons, cyclistes, personnes à mobilité réduite et aux cavaliers, là où la situation le permet.
Les itinéraires RAVeL se veulent des lieux de convivialité entre les différents usagers.
Ce réseau emprunte des chemins de halage et des voies ferrées désaffectées.
L'objectif est à terme de constituer un maillage sur toute la Wallonie.
Plus d'infos : http://marcasse.blogspot.com

 

Grand Buisson

Ce terril appartenait à la S.A. des Mines de Houille du Grand Buisson, il fut fermé en 1930 et est actuellement exploité pour ses schistes rouges par les Etablissements Laurent.
A droite : le terril du Grand Bouillon d'En Bas, entièrement boisé, qui appartenait à la S.A. des Charbonnages du Borinage central, et fut fermé en 1921.
A gauche : le terril de Roinge, boisé sur le versant nord. La prairie sommitale est orientée au sud.