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http://marcasse.blogspot.be/2014/06/quelques-vues-du-terril-du-xviii.html

 

Le nom de Marcasse n'est pas expliqué avec certitude : il pourrait se rattacher aussi bien à la marcassite (dont divers gisements sont répertoriés en Belgique), qu'au marcassin, petit de la laie qui, dans le langage des mineurs, désigne une petite veine encastrée, ou encore à un nom de famille surtout répertorié dans l'Est de la France.

Le nom de ce charbonnage vient peut-être du nom du Curé d'Hornu qui, en 1736, s'appelait Philippe François Marcasse.
C'était lui qui percevait les dîmes novales dues sur le grand étang de Saint-Ghislain. Il s'agissait là d'un impôt d'origine ecclésiastique portant sur les fruits de la Terre.
Ce charbonnage, aussi appelé le n°7 de l'Escouffiaulx – Saint-Antoine, dépendait de la Compagnie des Charbonnages belges qui comptait 11 puits en activité.
Ce charbonnage a connu sa dernière catastrophe le 13 janvier 1953. Le grisou tue alors 17 hommes (3 Belges, 10 Italiens, 2 Ukrainiens et 2 Algériens) et en blesse 9 autres, tous âgés de 25 à 30 ans. Le charbonnage de Marcasse ne survivra pas longtemps à ce dernier deuil : le 24 octobre 1954, les mollettes de son châssis s'immobilisent définitivement. Le puits du charbonnage de Marcasse a été rebouché et puis scellé en 1960.

Voici encore ce qu'en écrivait Vincent Van Gogh à son frère Théo dans une lettre datée de juin 1879:
"Pendant l'orage qui avait éclaté au milieu d'une nuit noire comme l'enfer, les lueurs des éclairs illuminaient tout ce paysage l'espace d'un instant, et produisaient d'étranges effets.
Au premier plan, les grandes constructions de la mine Marcasse qui s'élèvent solitaires dans la plaine, évoquaient vraiment, cette nuit-là, l'arche de Noé, telle qu'elle devait être sous la pluie battante quand un éclair déchirait les ténèbres du déluge."

"Il n'y a pas longtemps, j'ai fait une excursion fort intéressante, j'ai notamment passé 6 heures dans une mine. Et encore, dans une des mines les plus vieilles et les plus dangereuses des alentours, nommée Marcasse.
Cette mine a une très mauvaise réputation par suite des nombreux accidents qui s'y produisent, soit à la descente, soit à la remonte, soit à cause de l'air étouffant ou des explosions de grisou, ou l'eau souterraine, ou l'effondrement d'anciennes galeries, etc. C'est un endroit sombre et à première vue tout dans son voisinage a un aspect morne et funèbre."

Le site industriel fait toujours actuellement l'objet d'une réhabilitation, le couple Barberio-Gravic (Ricardo et Nadine) s'y investit depuis 1992, leur but : faire du site un lieu d'accueil et de convivialité (projet de ferme pédagogique avec gîte et d'hébergements occasionnels : gîte d'étape randonnée, chambres d'hôtes,...). Leur projet honorable est pour l'instant mis en attente par manque de subsides, ils espèrent cependant pouvoir faire appel aux mécènes pour l'amélioration du site...