sauwartan

À la limite de Colfontaine sur le territoire de Dour

Son châssis à molette en béton armé fut construit en 1927 par l’entrepreneur Crombez de Wasmes, la fosse fut fermée en 1938.
Ce chevalement est le seul de sa composition à être resté debout dans le Borinage. 
En 1991, le Ministre Liénard compétent en matière d’aménagement du territoire signe l’arrêté de classement du châssis et du site.
Sauwartan, harmonieusement intégré au massif forestier possède un intérêt écologique, d’autant qu’une zone humide est située à son pied.

http://borinage.blogspot.be/p/13-juin-2011-charbonnage-de-sauwartan.html

Histoire

L’Abbé de Saint-Ghislain, seigneur haut-justicier de la région, donna le droit d’extraire la houille dans ses bois, sous les juridictions de Dour et Hornu, à la fin du XVIIIème siècle. Au départ, le charbonnage vivote malgré beaucoup de malchance (accidents, …).
Une société civile est constituée en 1845. C’est « La Société du Grand-Bouillon et de Sauwartan sur Dour ». Elle dispose de moyens financiers importants qui lui permettent de creuser de nouveaux puits, d’approfondir les anciens, d’installer des voies ferrées et des fours à proximité.
En 1860, pour accroître ses moyens, la société devient, par fusion, « La Société Anonyme du Grand-Bouillon et des Chevalières du Bois de Saint-Ghislain ». 
Vers 1959, lors de la liquidation de la « Société Anonyme des Charbonnages du Borinage », dont Sauwartan faisait finalement partie, le châssis à molette et son terril furent rachetés par la famille Dréau de Flénu.
Le châssis à molette en béton a remplacé un chevalement en bois en 1928. Ce châssis en béton est le seul du genre qui subsiste encore aujourd’hui sur le territoire du bassin houiller du couchant de Mons.
Conçu selon le système de Freycinet, du nom de l’ingénieur français spécialisé dans le béton armé, le châssis a été construit suivant les plans de l’architecte Crombez de Wasmes. Il subsiste encore le carré de la « recette » (endroit où s’arrêtent les cages) et une partie de « l’envoyage ». Les constructions sont faites de poutrelles de béton avec un remplissage de briques. Le béton a une souplesse d’utilisation, une forte résistance et une rapidité de mise en œuvre qui explique son emploi.

Dour : Société Anonyme du Bois de Saint-Ghislain, puits n°1 dit "Sauwartan". 
En 1880, un coup de mine entraîna 9 morts. 
Le charbonnage du Sauwartan a été précocement fermé le 6 octobre 1938. Des traces d'exploitation, il ne reste aujourd'hui que le chevalement en béton, qui garde l'entrée du Bois de Colfontaine à la manière d'un vieux dragon endormi. Cette vue inattendue frappera à coup sûr le visiteur.

 sauwartan 2

Le charbonnage est en ruine. On remarque l'absence quasi-totale des structures métalliques (molettes, machines, rails...). Seules les parties en béton sont conservées mais en mauvais état.
Les installations visibles ne présentent que les structures d'extraction et de traitement proprement dites. Il ne subsiste aucunes traces d’installations annexes comme, loge de garde, bureaux, vestiaires, ateliers ou murs d'enceinte.