maison fenelon

Lorsque Fénelon, en disgrâce à la Cour de Louis XIV, est envoyé à Cambrai comme évêque, le Borinage et le bois appartiennent à cet évêché. Fénelon fait la connaissance de ce domaine dont il a l’administration; il goûte le charme pittoresque de ce bois; il s’apitoie sur le sort misérable des populations boraines. Le Borinage est une terre de jansénisme; Fénelon voit un rôle important à jouer dans cette partie de son diocèse, et s’efforce de ramener la population dans le giron de l’église romaine.

Fénelon fait édifier à l’orée du bois la Belle Maison où il ne séjournera jamais bien qu’il ait élu le Borinage comme terre de prédilection.

On dit que le grand architecte Mansart serait à l’origine des plans de la bâtisse, il n’en est rien: si le nom de Mansart a été évoqué, lors de la construction, il s’agit d’un homonyme entrepreneur…


La Belle Maison, transformée en auberge, fut, dit-on, le lieu de réunion de la "Bande à Moneuse" (bandits) pendant quelques années (1794-1798).

Pour l’exploitation du Bos-l’vêque, il crée un chemin en prenant, à bail emphytéotique, des terrains intercommunaux : c’était l’Avenue de la Belle Maison [aujourd’hui Avenue Fénelon] qui va permettre au charroi de transporter aisément, par la Rue des Vaches, les chênes de Colfontaine jusqu’aux bateaux de la Haine qui les conduiront vers les Flandres et la France.

Archives du Centre Culturel de Colfontaine