commune

"La maison communale" fut au départ, adossée au cimetière, celui-ci jouxtant l’actuelle Eglise de Notre-Dame.
Il s’agissait peut être d'un des taudis de la commune de Wasmes, car le bâtiment menaçait ruine !
Il y eut bien des discussions entre les membres du Conseil Communal afin de trouver  une solution.
En outre, ce bâtiment gênait le passage des lourds charriots, chargés de hautes futaies, se dirigeant vers le charbonnage du Rieu du Cœur.

Le 12 juin 1844, le conseil vota enfin un crédit de 8375 frs pour construire un nouveau bâtiment. Cependant, déjà en ce temps-là les finances communales n’étaient guère florissantes.
Cette somme fut bien portée à 14 029 frs 56 le 20 novembre 1844.
Hélas, un an plus tard, ce projet fut ajourné et la somme prévue fut utilisée pour la réparation des chaussées !
Du 23 décembre 1845, date de report de la décision de réaliser les travaux, jusqu’au 22 mars 1853, plus rien ne se décida !
Le conseil décida quand même d’acheter un terrain, mais au Cambry !
Mais le danger de délabrement était tel qu’il fut décidé d’installer la Maison communale à l’Auberge de la Chaîne d’Or  sur la place.


Le 19 janvier 1857, la commune acheta l’ancienne Brasserie Jean-Baptiste Delattre, laquelle fut démolie le 19 novembre 1857.
Les travaux de construction de la nouvelle Maison communale débutèrent sur les plans de l’architecte Hubert de Mons. La première pierre fut posée le 16 juillet 1862 par le bourgmestre Colmant et inauguré le 30 aout 1863.
Vingt-six sociétés musicales et orphéoniques participèrent à l'inauguration.

commune actuelle

En mars 1990, le conseil communal décida d’effectuer des travaux au bâtiment communal.
Suite aux nombreuses démarches effectuées par le bourgmestre Yvon Biefnot, les travaux débutèrent en février 1994 sur les plans de l’architecte montois Jean-Pierre Saintenoy, lequel associa très bien le modernisme à l’architecture à l’ancienne.

Les travaux se terminèrent en septembre 1996 pour un coût de 67 millions dont 30 millions de subsides.

Son inauguration eut lieu le 19 octobre 1996 en présence du Ministre Bernard Anselme et Monsieur le député Claude Durieux et Madame Van Boterdael Biefnot, Diectrice des Pouvoirs Locaux à la Région Wallonne.
Monsieur Biefnot déclara à cette occasion : « la modestie est dangereuse si elle est constructive ».
Monsieur Durieux souhaita voir «  aller de l’avant car malgré une crise passagère de confiance, les pouvoirs locaux doivent être des remparts pour la démocratie ».

 

« Extrait de: J Degouys, l’affaire des boulettes de Wasmes; " Qui était Marie Boulette?"