Né à Zundert (Pays-Bas) en 1853 Mort à Auvers-sur-Oise (France) en 1890.  

Van_gogh_vincent_portrait

Commerçant d’art, instituteur, libraire, évangéliste puis artiste. Il n'est pas lié à un courant artistique mais influencé par certains courants (réalisme, postimpressionnisme, pointillisme, japonisme, fauvisme, cloisonnisme…) et influencera ses successeurs (expressionnisme).

C'est un autodidacte qui a vécu aux Pays-Bas, en Belgique (Borinage, Bruxelles, Anvers), en Angleterre et en France. Sa carrière d'artiste dure plus ou moins 10 ans (1880 – 1890) durant laquelle il réalise plus de 2000 œuvres.

 Durant son séjour au Borinage, de décembre 1878 à octobre 1880,  il obtient une mission d’évangéliste. Il se rend auprès des mineurs du Borinage et partage leurs conditions de vie extrêmement dures. Son implication auprès des plus modestes est cependant jugée excessive par ses supérieurs et son poste n’est pas renouvelé.

van_gogh_v_1

Van Gogh entretient tout au long de sa vie une correspondance importante avec des membres de sa famille mais aussi avec d’autres artistes.

Sa correspondance la plus soutenue est entretenue avec son frère Théo qui est le seul à le soutenir moralement et financièrement. Cette correspondance est vitale pour Van Gogh car elle constitue un véritable guide l’aidant à traverser ses périodes de doutes, de souffrances et de crises.

Le lien entre les deux frères est très fort. Vincent van Gogh était Néerlandais, mais dès ses lettres datant du Borinage, il profite de sa correspondance avec Théo pour écrire et se perfectionner en français.

 

van_gogh_v_2

 

 

Son passage au borinage l'a fortement marqué, c'est là qu'il a découvert sa vocation d'artiste. Il restera l'une de ses principales aspirations.

C'est pourquoi les thèmes les plus récurrents tout au long de sa carrière, seront les portraits et autoportraits, les tisserands, les mineurs, la vie paysanne et le travail des champs, les natures mortes, les modestes maisons et les chaumières.

 

 

 

 

 Un borain nommé Vincent Van Gogh 

vincent van Gogh

 

Le célèbre Vincent Van Gogh a passé moins de deux ans dans le Borinage entre décembre 1878 et octobre 1880. Et l'on peut presque suivre son parcours à la trace grâce aux lieux qu'il a fréquentés, en commençant par la Gare de Pâturages...

 

 

 

 

  

Vincent Van Gogh, l'aquarelle oubliée

  

van Gogh l'aquarelle oubliéeVincent, l'aquarelle oubliée.
Tout est parti d'une copie d'un dessin de Van Gogh envoyé par courriel en avril 2012. Un dessin qui représenterait le Fief de Lambrechies mais que le Musée Van Gogh à Amsterdam voudrait définitivement indentifier. Une enquête va alors commencer avant que la clé de l'énigme ne soit trouvée il y a quelques mois.

 

 

 

 

  

Extrait de la lettre 151 : 

Wasmes, mardi 1er avril – mercredi 16 avril 1879

  « (…) Il y a peu de temps, j’ai fait une excursion intéressante : j’ai passé six heures au fond d’une mine. Dans une des plus anciennes et des plus dangereuses des environs qu’on nomme Marcasse. Elle jouit d’une très mauvaise renommée parce que de nombreux mineurs y ont trouvé la mort, soit à la descente, soit à la remonte, soit par suite de l’air méphitique, des coups de grisou, de l’eau souterraine ou de l’effondrement d’anciennes galeries, etc. C’est un lieu lugubre; à première vue, tout dans ces parages semble sinistre et funèbre.

La plupart des ouvriers sont maigres et pâles de fièvre ; ils ont l’air fatigué, épuisé ; ils sont tannés et vieillis avant l’âge ; en règle générale, leurs femmes sont, elles aussi, blêmes et fanées. Autour du charbonnage, de misérables cahutes de mineurs et quelques arbres morts, noircis par la fumée, des haies de ronces, des tas de saletés et de cendres, des montagnes de charbon inutilisable etc. (...)

 

Dans chacune de ces cellules, un ouvrier revêtu d’un costume de toile grossière, crasseux et maculé comme celui d’un ramoneur, détache le charbon à coups de hache, à la faible lumière d’une petite lampe. Dans certaines de ces cellules, l’ouvrier se tient debout, dans d’autres « veines tailles à plat », il est couché par terre. (...)

 

Les villages ont un air désolé, désert, mort, parce que la vie est concentrée sous le sol et non dessus. (...)

 

Les habitants sont illettrés et ignorants, mais intelligents, habiles dans leur métier, courageux et jaloux de leur liberté ; ils sont généralement de petite taille, ont des épaules carrées et des yeux profondément enfoncés dans les orbites. Ils sont très dégourdis et abattent beaucoup de besogne. Très nerveux au demeurant, je ne veux pas dire faibles mais sensibles. (…)»

 

In Vincent VAN GOGH, Lettres à  son frère Théo,

Gallimard, Collection L'Imaginaire, 1990, pp.85 à 87.

 

 

Cf. Livres en vente au centre culturel de colfontaine :

Jacques CORDIER. Lettres de T... à V... Edition du cerisier     7 € 

Pierre LEGAT. Vincent Van Gogh à Marcasse. Edition "Audace"   9 €