(1898 - 1949)

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Peintre de portraits, natures mortes, caricatures, illustrations et paysages tourmentés.
Aquarelliste et pastelliste.
Il reçoit une formation à l'école des Arts et Métiers de Saint-Ghislain.
Il aime représenter le charme des vieilles coutumes minières, ou encore l'intimité des pauvres intérieurs borains. 

 

 

 

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 Au début de sa carrière, Marius Carion attribue une place prépondérante au dessin.

Il évoluera vers une conception plus synthétque du paysage dans un style proche de

l'expressionnisme, alliant sobriété et dépouillement à un sens solide de la couleur.

Œuvres aux musées de Bruxelles, Spa, Liège, Tournai, Namur, Charleroi, Mons et La Louvière.

 

Extraits de l’article paru dans la revue "SAVOIR ET BEAUTE" janvier1929

 « UN PEINTRE DU BORINAGE M. CARION PAR FERNAND LEGRAND »

 

  

 

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« ... La jeunesse de Marius Carion a été un douloureux poème. A deux ans, il perdait son père, un pauvre sabotier qui œuvrait à Blaugies. Car notre jeune artiste est né à Blaugies. Mais comme sa mère était originaire de Wasmes, il passa presque toute son existence dans cet étonnant village borain. Et pendant 20 ans, ce fut la misère, la maladie. S'il vit, c'est grâce à sa maman. De ces années profondément mélancoliques, Carion a gardé une empreinte qu'il conservera toujours et que l'on retrouve dans la tristesse des yeux et dans l'amertume de la bouche. Et cette mélancolie se retrouve aussi dans toute son œuvre. Chose qui paraîtra curieuse, s'il est devenu artiste, c'est grâce à la guerre. Il avait travaillé tour à tour dans une cordonnerie, dans une fabrique de cartonnage, puis dans un garage. Et voilà que les Allemands se mettent à déporter chez eux tous nos ouvriers à l'exception de nos charbonniers. Marius Carion, presque sans vie, cherche un refuge à l'Institut des Arts et Métiers de Marius Renard. Il y est accueilli à bras ouverts. C'est dans cette école qu'il se forme, se fait la main, qu'il se sent " pris „  par l'Art , qu'il apprend à graver, et, si bien qu'en 1921 il est classé 2e à l'examen d'admission pour le concours de Rome pour la gravure. Aussi Carion a-t-il conservé pour l'excellent établissement qui l'a formé, qui l'a tiré de l'ornière, une sincère et vigoureuse reconnaissance…"

 

Extraits de l’article paru dans la revue "SAVOIR ET BEAUTE" janvier1929

 « UN PEINTRE DU BORINAGE M. CARION PAR FERNAND LEGRAND »